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OPA de MITTAL sur ARCELOR
La sidérurgie européenne dans le chaudron de la globalisation Deux entreprises, d’envergure internationale prenant chacune le leadership sur leur segment de marché se font face. Mittal Steel est devenu en 2005 le premier producteur mondial d'acier devant Arcelor. Le groupe emploie 165.000 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d'affaires de 28 milliards de dollars en 2005. Arcelor est, lui, devenu, en 2006, le numéro un mondial en terme de chiffre d’affaires (32 milliards d’Euros), emploie 96.000 personnes dans plus de 60 pays. Avec le raid sur Arcelor, Mittal Steel est passé à la vitesse supérieure. Contrairement aux aciéristes moribonds, dotés d’usines obsolètes et surpeuplées, sa nouvelle proie, Arcelor, est un groupe en excellente santé. Ses restructurations sont presque achevées et, avec le succès de son OPA sur le Canadien Dofasco, le groupe européen s'est ouvert un accès aux constructeurs automobiles nord-américains.Les marchés se sont réjouis du “coup” de Mittal. La perspective d'accélération de la concentration dans le secteur a aussi fait grimper les autres valeurs sidérurgiques. En Europe, la valeur de ThyssenKrupp a grimpé, ainsi que celle de l'anglo-néerlandais Corus, considéré par beaucoup comme une prochaine cible. En Inde, Tata Steel et Essar Steel ont également progressé. C’est un mouvement de fond qui se fait jour. Dans le cadre de cet affrontement, une conception va émerger ; celle d’une stratégie de puissance qui n’aura pas été anticipée. Afin de redéfinir le rapport des forces qui se sont opposées il convient de revenir sur l’actualité du marché de l’acier, mais aussi de décrypter les actions de communication d’influence mises en œuvre par Mittal Steel en direction des actionnaires, des salariés et du grand public. Enfin, il sera possible dans une dernière partie de poser un certain nombre d’hypothèses quant aux stratégies qui ont sous-tendu cette OPA, et qui d’ailleurs ne s’excluent pas nécessairement : - Une alliance géostratégique de puissance ? - Une stratégie financière qui ne contredit pas une stratégie industrielle ? - Une stratégie française et européenne qui manquent de lisibilité ? Tels sont les questionnements de la présente étude, réalisée par Virginie Allaire, Laurence Balmayer, Hervé Basset, François Desfournaux, Silvio Lo Niglio et José Nangis, auditeurs de la promotion 2005-2006 du certificat professionnel “Management stratégique et intelligence économique” de l’École de guerre économique (EGE) et publiée dans le numéro 39 de la lettre Sentinel. © Sentinel, analyses et solutions |
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