|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Russia Today va promouvoir l’image de la Russie dans le monde
Créée par l’agence d’information publique Ria Novosti, cette chaîne russe d’information continue émettra en langue anglaise. À l’étranger, les détracteurs de la chaîne ne manquent pas de déplorer la soumission de la chaîne au Kremlin en soulignant que son budget de fonctionnement - 30 millions de dollars en 2005 - est essentiellement apporté par l’État, le reste étant issus de prêts souscrits auprès de banques d’affaires. Côté russe on réplique que le financement public de la BBC ne l’a jamais empêché d’être tenue pour l’un des médias les plus professionnels au monde. On souligne aussi le fait que, la langue de la chaîne étant l’anglais, la majorité des journalistes recrutés sont anglo-saxons, si bien qu’on ne saurait leur faire le procès d’avoir été formés à l’école soviétique… Séduire les investisseurs étrangers D’autres analystes s’interrogent quant à la capacité de Russia Today à conquérir un vaste public dans un marché mondial de l’information hyperconcurrentiel. Correspondant de Russia Today à Paris, Maxime Tchikine rectifie : “Notre objectif n’est pas quantitatif mais qualitatif : nous voulons toucher ceux qui, dans le monde, s’intéressent à la Russie pour une raison ou une autre : les émigrés russes et leurs descendants bien sûr, mais aussi les investisseurs étrangers pour leur offrir autre chose que la trilogie folklorique “matriochka, balalaïkas, mafia”. Directeur du fonds d’investissement américain Wexford Capital, Jack Doyle salue l’initiative : “La Russie a décidé d’employer les grands moyens pour modifier son image en Occident, et compte tenu des prix actuels sur la marché pétrolier mondial, ce genre d’investissement semble logique […]. Des programmes équilibrés consacrés aux particularités de la démocratie russe, aux nuances de la législation curieuses pour l’Occidental, à la réglementation fiscale seraient susceptibles d’intéresser des personnes souhaitant investir en Russie.” Cet article est tiré de la lettre Sentinel du mois de septembre, qui consacre son dossier central à la mutation du pouvoir médiatique. Christophe Blanc
Rédacteur en chef de la lettre Sentinel © Sentinel, analyses et solutions |
Sentinel N°51 Le retour de la France dans l'OTAN - Fausses raisons et vraies conséquences > - Le Général face à l’OTAN : une analyse toujours actuelle > Et aussi : - 2009, année du retour de la Perse? > - De la "Realpolitik" à la "Real Communication" > - Cyberguerre : la guerre numérique a commencé > - L’implication de la Gendarmerie dans l’Intelligence économique au niveau territorial > - Crise mondiale : comment gérer les contradictions dans le domaine bancaire et financier ? > - Lutte contre le blanchiment : la déclaration de soupçons, une mission de service public > - Démocrates et conservateurs : la révolution idéologique des islamistes turcs > - Propagande et opérations psychologiques : mission des forces spéciales ? > - L’influence plutôt que l’autorité : les nouvelles règles du jeu démocratique > - Attaques de Bombay : qui est derrière le 11 septembre indien ? > |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||